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Le joueur d'Ophicléide

Le joueur d'Ophicléide

École européenne du XIXᵉ siècle
Musicien à l’ophicléide

Huile sur toile 50x40
XIXᵉ siècle

Cette huile sur toile représente un musicien assis, absorbé par la pratique de son instrument, un ophicléide, reconnaissable à son long corps muni de clés et à son bocal recourbé terminé par une embouchure. L’artiste a choisi un cadrage resserré et une scène d’intérieur sobre, mettant l’accent sur la figure et le geste musical.

Le musicien, vêtu d’un costume sombre aux boutons métalliques et coiffé d’un chapeau, est représenté de profil, dans une attitude de concentration silencieuse. La touche est précise mais vivante, avec une palette dominée par des tons chauds et terreux qui confèrent à l’ensemble une atmosphère intime et réaliste.

Par son sujet comme par son traitement, cette œuvre s’inscrit dans la tradition du réalisme et de la peinture de genre du XIXᵉ siècle, illustrant l’intérêt de l’époque pour les scènes de la vie quotidienne et les musiciens populaires. La représentation de l’ophicléide, instrument aujourd’hui rare, apporte un intérêt iconographique particulier et renforce la datation de l’œuvre dans la première moitié du XIXᵉ siècle.

 

L'ophicléide est un instrument de musique à vent de la famille des cuivres...

Instrument métallique, il a remplacé au XIXe siècle l'ancien serpent à usage religieux mais aussi militaire.

Très différent de cet instrument né au XVe siècle, l'ophicléide a d'emblée été muni de clés.

À l'église, il a été en usage de 1820 à 1880 environ.

Il eut également sa place dans l'orchestre symphonique, dans les musiques militaires et les orchestres d'harmonie.

Il tint une place importante parmi les cuivres de l'orchestre dans les opéras romantiques.

L'instrument a été décliné en plusieurs tailles, couvrant plusieurs tessitures,

de l'alto (en mi bémol et en fa), à la contrebasse (en mi bémol), en passant par la basse (en si bémol et ut).

Il existait aussi des bugles à clés (sopranos).

La première partition utilisant cet instrument est l'opéra Olimpia de Gaspare Spontini en 1819.

L'ophicléide figure également dans la nomenclature instrumentale d'autres célèbres compositions comme l'oratorio Elias et l'ouverture du Songe d'une nuit d'été, de Félix Mendelssohn, ainsi que dans la Symphonie fantastique de Berlioz.

Verdi et Wagner écrivirent également pour l'ophicléide.

Plusieurs variantes de l'ophicléide sont apparues chez différents facteurs sous différents noms :

basson russe, basson serpent, ophibaryton, ophimonocléide, et serpent forveille.

Ces instruments proches de l'ophicléide ont connu une diffusion moins importante.

L'ophicléide est aujourd'hui tombé en désuétude, à cause de l'inégalité de son timbre sur l'ensemble de sa tessiture.

Il fut rapidement concurrencé par les tubas, instruments à pistons plus puissants, et au timbre plus égal, à une époque où la plupart des compositeurs cherchaient à développer l'ampleur sonore des orchestres.

Quelques musiciens s'emploient aujourd'hui à perpétuer son usage, dans le contexte d'interprétations dites historiques,

comme celles de l'Orchestre Révolutionnaire et Romantique fondé par Sir John Eliot Gardiner, ou encore de l'ensemble « Les Cuivres Romantiques ».

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