Serpent en bois recouvert de cuir

Serpent Baudouin, Dufeu, Fortveille, Basson Russe

Avant la fin du XVIIIe siècle, on ne trouve pratiquement jamais mentionné le nom d'un quelconque facteur d'instrument réalisant des serpents.

Le serpent est resté dans sa forme d'origine décrite par Marin Mersenne en 1636, un instrument en forme de S pourvu de six trous, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

Cette forme sera encore très courante au XIXe siècle, comme l'attestent les nombreux serpents fabriqués par Baudoin, facteur parisien du début du XIXe siècle, exerçant à Paris, rue d'Enfer Saint-Michel, de 1824 à 1839.

 

Beaucoup de ses instruments sont parvenus jusqu'à nous, en très bon état pour certains.

Ils correspondent tous à la forme traditionnelle du serpent, avec parfois l'ajout d'une à trois clés.

C'est dans les années 1780 qu'un certain Régibo, serpent à Saint-Pierre de Lille, inventa un serpent de la forme d'un basson.

 

Cet instrument sera appelé serpent droit ou basson russe, forme très largement reprise au XIXe siècle, notamment par le facteur Forveille vers 1820.

Cette forme permettait une meilleure prise en main pour les défilés, et sera donc adopté en nombres par les musiques militaires.

D'autres formes de serpents verticaux seront inventées pour d'autres usages particuliers, comme le serpent de cavalerie crée par Piffault en 1806, le serpent droit, le serpent Fortveille.