Viole d'amour à Paris vers 1900

La viole d'amour en italien viola d'amore est munie de sept cordes mélodiques et de cinq à sept cordes vibrantes en métal, appelées cordes sympathiques qui passent en dessous des cordes frottées, dans le manche, et viennent se fixer sur le chevillier de l'instrument.

Elles vibrent (par sympathie, sans les toucher) dès qu'on actionne les cordes de mélodie.

Les ouïes ont souvent une forme de flammes.

On dit souvent qu'elle doit son nom à la tête de femme aux yeux bandés garnissant la volute, symbole de l'amour aveugle.

On trouve des violes d'amour à 14 et même 16 cordes sympathiques

Les premières descriptions de violes d'amour ne précisent pas qu'elles ont des cordes sympathiques.

On peut même penser qu'elles n'en avaient pas, et que le procédé servant à créer le halo sonore était autre : cordes métalliques frottées, scordatures, cordes doubles.

La viole d'amour fut très à la mode au XVIIIe siècle.

On y suggère qu'elle est de tous les instruments celui dont le son ressemble beaucoup à la voix humaine.

On ne saurait oublier Louis Toussaint Milandre (actifentre 1756-1776), altiste dans l'orchestre de chambre de Louis XV qui fit paraître en 1771 la seule méthode pour viole d'amour qui nous soit parvenue.

Leopold Mozart écrivait dans sa méthode de violon que cette viole convient parfaitement pour créer « une ambiance de calme au soir ».

Les violes d'amour ont disparu au XIXe siècle.

Certaines ont été transformées en altos.

Le renouveau de la musique baroque vers 1900 suscite un nouvel intérêt pour l'instrument, dont la facture reprend alors peu à peu.

En France, c'est Henri Casadesus qui ouvra le plus pour la viole d'amour.

 

The viola d'amore  is a 7- or 6-stringed musical instrument with sympathetic strings used chiefly in the baroque period.

It is played under the chin in the same manner as the violin.

The viola d'amore shares many features of the viol family.

It looks like a thinner treble viol without frets and sometimes with sympathetic strings added.

The six-string viola d'amore and the treble viol also have approximately the same ambitus or range of playable notes.

The instrument was especially popular in the late 17th century, although a specialised viola d'amore player would have been highly unusual, since it was customary for professional musicians to play a number of instruments, especially within the family of the musician's main instrument.

Later, the instrument fell from use, as the volume and power of the violin family became preferred over the delicacy and sweetness of the viol family.

However, there has been renewed interest in the viola d'amore in the last century.